La consultation en bref

La consultation publique sur la sécurité routière a eu lieu du 9 janvier au 3 mars 2017. Vous avez été nombreux à participer et nous vous en remercions.

La sécurité routière est un enjeu de société et aussi un sujet d’intérêt pour la population. À preuve, elle figure au 2e rang de ses préoccupations, selon un sondage effectué en novembre 2014 (SOM, janvier 2015. Attentes et satisfaction des Québécois en matière de sécurité routière).

Ce premier exercice au Québec permettra à tous, citoyens, groupes et associations, de proposer des mesures d’amélioration du bilan routier, qui pourraient s’ajouter aux actions déjà menées. Il permettra aussi de valider auprès d’eux des idées issues des meilleures pratiques en vigueur ailleurs dans le monde.

Contexte

Entre 1978, année de l’entrée en vigueur du régime public d’assurance automobile, et 2015, le nombre de décès sur les routes est passé de 1 765 à 361, pour une diminution de 80 %. Pour la même période, le nombre de titulaires de permis de conduire a augmenté de 71 % et le nombre de véhicules en circulation, de 114 %.

Ces données remarquables sont le fruit d’un effort collectif, qui allie législation, sensibilisation, contrôle, infrastructures routières et sécurité des véhicules.

Toutefois, force est de constater que les acquis sont fragiles et les gains plus difficiles à obtenir. La comparaison des données du bilan record de 2014 à celles de l’année 2015 en témoigne.

Malgré sa performance des dernières années, le Québec affiche un taux de décès par 100 000 habitants supérieur à celui de sa province voisine, l’Ontario, et à ceux de certains pays comme la Suède, la Grande-Bretagne et les Pays-Bas. Il y a donc encore place à l’amélioration.

Enjeux

Le Québec de demain fera face à des enjeux majeurs dont nous devrons tenir compte dans nos efforts, nos actions et notre réflexion pour poursuivre l’amélioration du bilan routier. Ces enjeux sont de quatre ordres :

  • Démographiques : De 2010 à 2015, le nombre de titulaires de permis de conduire âgés de 65 ans ou plus a augmenté de 29 % comparativement à 4 % pour l’ensemble des titulaires de permis. Les conducteurs plus âgés sont davantage exposés au risque d’éprouver des problèmes de santé pouvant avoir un impact sur leur capacité à conduire un véhicule.
  • Environnementaux : L’étendue du territoire, la faible densité de la population et le climat rigoureux font du Québec un des endroits au monde où il est le plus difficile d’entretenir et d’exploiter un réseau routier. La popularité grandissante des modes de transport actif (ex. : vélo) et collectif (ex. : autobus) représente aussi un enjeu à ne pas négliger.
  • Technologiques : L’arrivée constante d’équipements technologiques sur le marché améliore la sécurité. Cependant, si certains équipements d’assistance à la conduite peuvent réduire les fausses manœuvres, d’autres peuvent devenir une source de distraction, au même titre que les cellulaires, et augmenter le risque d’accidents.
  • Économiques : Investir de façon adéquate devient un véritable enjeu pour toutes les organisations impliquées en sécurité routière, d’où l’importance de se renouveler, d’innover et de faire preuve d’une grande agilité. De plus, le contexte économique (ex. : valeur du dollar canadien, prix du pétrole) a une influence sur les déplacements et par le fait même sur l’exposition au risque d’accidents routiers.

Approche

Pour permettre au plus grand nombre possible de citoyens, de groupes et d’associations de participer à la consultation, différentes façons d’y prendre part sont offertes :

  • des séances de consultation régionales se tiennent dans 11 villes du Québec : Chibougamau, Val-d’Or, Gatineau, Baie-Comeau, Rimouski, Trois-Rivières, Saguenay, Sainte-Adèle, Sherbrooke, Montréal et Québec
  • un questionnaire portant sur 15 thèmes permet de donner son avis en ligne
  • un écrit de ses idées, sous la forme d’un mémoire, d’une lettre ou autre document, peut être déposé

Axes

La consultation veut porter la réflexion autour des six axes d’intervention suivants :

  • Législation : Avec les années, plusieurs lois et règlements ont imposé de nouvelles dispositions aux usagers de la route pour régir leur circulation, voire pénaliser davantage les comportements délinquants.
  • Sensibilisation : Chaque année, plusieurs campagnes et actions de sensibilisation sont diffusées (télévision, radio, Web, médias sociaux, salons thématiques, écoles et entreprises) partout au Québec pour informer les usagers de la route sur les bons comportements et tenter de les convaincre de les adopter.
  • Contrôle : Contrôles sur route, aux abords des chantiers routiers et en entreprises, plus spécifiquement pour les véhicules lourds, opérations policières ciblées, contrôle de l’accès au réseau routier par la gestion des permis de conduire, sont autant d’exemples des efforts mis de l’avant pour sanctionner les contrevenants, retirer le privilège de conduire aux usagers les plus à risque et faire en sorte que les routes soient utilisées par un grand nombre d’usagers responsables, respectueux et aux comportements sécuritaires.
  • Contributions d’assurance : Le comportement de plus en plus sécuritaire des Québécois sur les routes, au cours des dernières années, a une influence directe sur le nombre d’accidents. Cela a permis de réduire les coûts d’indemnisation et, par conséquent, les contributions d’assurance pour dommages corporels de plus de quatre millions de conducteurs et de propriétaires de véhicules. Ainsi, un meilleur bilan routier se traduit en économies, comme quoi être prudent, c’est payant!
  • Infrastructures de transport : La mise en œuvre des mesures d’aménagement, d’exploitation et d’entretien reconnues comme les plus efficaces contribue à la réduction du nombre et de la gravité des accidents pour tous les modes de déplacement, en particulier les modes de transport actif (ex. : marche, vélo).
  • Véhicules : Des véhicules équipés de composantes rendant la conduite plus sécuritaire et assurant une meilleure protection des conducteurs et passagers en cas d’impact contribuent également à la réduction du nombre et de la gravité des accidents.

Porte-paroles

La consultation sera portée par deux porte-paroles dont l’intérêt pour la sécurité routière est indéniable, Mme Claudia Di Iorio et M. Alain Gelly.

Leur rôle est de promouvoir la consultation, de rencontrer les citoyens et groupes intéressés, à l’occasion des séances de consultation régionales et de favoriser la discussion avec les participants.

Thèmes

Des thèmes de sécurité routière sont proposés pour orienter les discussions.

En ordre alphabétique :

  • Alcool au volant
  • Aménagement, signalisation et entretien des infrastructures routières
  • Ceinture de sécurité et sièges d’auto pour enfants
  • Contributions d’assurance
  • Cyclistes
  • Distractions au volant
  • Drogues au volant
  • Fatigue au volant
  • Jeunes conducteurs et éducation à la sécurité routière
  • Motocyclistes
  • Piétons
  • Santé des conducteurs
  • Sécurité des véhicules
  • Véhicules lourds
  • Vitesse au volant

Résultats

Les commentaires, suggestions et idées qui auront été exprimés lors de la consultation publique serviront à l’élaboration de recommandations, qui seront déposées au ministre des Transports, de la Mobilité durable et de l’Électrification des transports en 2017. Pour en savoir davantage, consultez la page L’après consultation.

Documentation

Document de consultation, bilan routier, liens pertinents, la page Documentation contient un ensemble de publications pour aider à la réflexion sur la sécurité routière.